Hier soir, à la Bellevilloise, à Paris, Olivier Faure, Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin ont relancé l’idée d’une primaire à gauche pour 2027, lors d’un meeting du collectif « Front populaire 2027 ». Les organisateurs annoncent 1 200 participants, ambiance de ralliement et discours calibrés autour d’une même obsession: sortir une candidature commune, vite, pour éviter l’éparpillement face à la dynamique de l’extrême droite. Sur scène, chacun a joué sa partition.
Tondelier a brandi un chiffre, « 82% » d’électeurs de gauche et écologistes favorables à une primaire, histoire de renvoyer les réticents à leur isolement. Ruffin, qui assure compter 100 000 soutiens, a martelé un principe simple, presque populaire: le choix doit se faire « par le vote », pas dans les couloirs des partis.
Une date, un vote… et l’ombre de Mélenchon
Au milieu de ce tableau, Clémentine Autain a mis des mots sur la nervosité du moment, demandant si ce rendez-vous serait « le chant du cygne ou le sursaut ». Candidate au processus, elle a admis que la primaire « a du plomb dans l’aile » depuis l’officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et les résistances internes, tout en soutenant que c’est la seule voie « démocratique » pour trancher le leadership. Le collectif veut tenir le cap et maintient l’échéance du 11 octobre, tandis que Lucie Castets promet un dispositif « pas une chimère » et la publication prochaine de « huit premières priorités communes » pour esquisser un socle.
Reste un détail qui n’en est pas un: une partie de la gauche, de Raphaël Glucksmann à Mélenchon lui-même, conteste cette méthode, et c’est là que la mécanique se grippe, car l’union se proclame facilement mais elle se gagne à la sueur des renoncements… d’ici l’automne.
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