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Louis Boyard, candidat de La France Insoumise (LFI), a échoué à rassembler les différentes forces de gauche en vue du second tour des élections municipales partielles à Villeneuve-Saint-Georges, prévues ce dimanche. Malgré des discussions tendues, aucune fusion n’a pu être conclue avec la liste communiste-écologiste-socialiste menée par Daniel Henry.

Arrivé en tête avec 24,89 % des voix au premier tour, Louis Boyard espérait une alliance avec la liste PCF-EELV-PS, qui avait obtenu 20,70 %. Cependant, les négociations ont achoppé sur la répartition des places sur une liste commune. Boyard aurait proposé dix places au PCF-EELV-PS, bien en deçà des attentes de ce dernier, qui réclamait une proportionnalité stricte reflétant les résultats du scrutin.

Daniel Henry a finalement annoncé le retrait de sa liste sans fusionner avec celle de Boyard, invoquant un dialogue difficile et des divergences méthodologiques. « Cette décision est sûrement le moins pire des mauvais choix », a déclaré Jonathan Kienzlen, premier secrétaire fédéral du PS du Val-de-Marne, tout en appelant à « faire barrage à la droite ».

Du côté de la droite, la candidate LR Kristell Niasme, qui a récolté 22,70 % des voix, et le maire sortant DVD Philippe Gaudin, quatrième avec 15,54 %, poursuivront également la bataille au second tour, rendant l’issue particulièrement incertaine.

Louis Boyard, qui a suscité des critiques pour sa gestion des négociations et le maintien d’un colistier controversé, espère néanmoins mobiliser les électeurs de gauche. À l’issue de ce scrutin, Villeneuve-Saint-Georges reste le théâtre d’une fragmentation politique qui pourrait peser jusqu’aux municipales de 2026.

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