Ce mardi, les députés ont observé une minute de silence à 15 heures à l’Assemblée nationale en hommage à Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste mort à Lyon après une violente agression. La démarche a été soutenue par la quasi-totalité des groupes parlementaires, sauf La France insoumise, puisque Raphaël Arnault, Thomas Portes, Manuel Bompard, Carlos Martens Bilongo, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sophia Chikirou, Aly Diouara, Alma Dufour, Clémence Guetté, David Guiraud, Antoine Léaument et Ersilia Soudais ont brillé par leur absence.
Pour rappel, jeudi dernier, en fin d’après-midi près de Sciences Po Lyon, Quentin Deranque avait été violemment agressé par plusieurs individus masqués lors d’une altercation en marge d’une conférence. Pris en charge dans un état critique, il présentait « essentiellement des lésions à la tête », avec « un traumatisme crânio‑encéphalique majeur » et « une fracture temporale droite ». Ces blessures ont été jugées « au‑delà de toute ressource thérapeutique et mortelles à brève échéance ». Il est décédé deux jours plus tard, le 14 février.
Enquête pour homicide volontaire
Face à la gravité des faits, le parquet de Lyon a requalifié l’enquête en « homicide volontaire », aggravée par plusieurs circonstances : réunion organisée des auteurs, dissimulation des visages et usage d’armes par destination. L’enquête s’étend également à l’association de malfaiteurs. À ce stade, aucune arrestation n’a été effectuée, mais plusieurs suspects ont été identifiés, et de nombreux témoins sont entendus pour établir les responsabilités.