La télévision « Palestine » a rapporté aujourd’hui (dimanche) que les frappes israéliennes sur Khan Younès et Rafah ont causé la mort de 23 personnes au cours des dernières heures.
L’agence de presse palestinienne (Wafa) a indiqué que le Croissant-Rouge palestinien a annoncé aujourd’hui que plusieurs de ses secouristes avaient été blessés par des tirs de l’armée israélienne alors qu’ils étaient encerclés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
L’organisation a précisé, dans un bref communiqué, que les forces israéliennes avaient encerclé plusieurs véhicules d’ambulance de l’association alors qu’ils couvraient l’attaque sur la zone d’Al-Hashashine à Rafah.
De son côté, la Défense civile palestinienne a déclaré dans un communiqué avoir perdu le contact avec une de ses équipes « dans la zone des Baraques à l’ouest de Rafah alors qu’elle tentait d’intervenir pour secourir l’équipe du Croissant-Rouge qui avait été prise pour cible par Israël ».
L’armée israélienne a émis, dimanche, un avertissement d’évacuation aux habitants de la zone de Tal Al-Sultan à Rafah, annonçant qu’elle allait commencer une offensive dans la région et demandant aux habitants de se diriger vers la zone d’Al-Mawasi sans utiliser de véhicules.
Après une trêve fragile de deux mois, Israël a repris, mardi, ses bombardements intensifs sur la bande de Gaza et a lancé, mercredi, de nouvelles opérations terrestres afin d’exercer une pression sur le mouvement « Hamas » pour la libération des otages restants.
Les frappes, d’une intensité et d’une ampleur inédites depuis l’entrée en vigueur de la trêve, ont ravivé chez les habitants de Gaza les souvenirs des premiers jours de la guerre, marqués par une destruction massive et une crise humanitaire catastrophique.
L’accord de cessez-le-feu avait permis d’instaurer un calme relatif, d’échanger des otages israéliens contre des détenus palestiniens et de faire entrer davantage d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. La première phase de cette trêve a duré six semaines, au cours desquelles 33 otages ont été libérés, dont 8 corps, en échange de plus de 1 800 prisonniers palestiniens.
À ce jour, 58 otages sur les 251 enlevés lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 sont toujours retenus à Gaza, dont 34 que l’armée israélienne considère comme décédés.
La guerre à Gaza a causé la mort d’au moins 49 000 personnes, majoritairement des civils, des femmes et des enfants, selon les données du ministère de la Santé géré par le Hamas, jugées fiables par l’ONU.