Le Pérou prêt à lancer des projets miniers pour 6 milliards de dollars, annonce la présidente Boluarte
Le Pérou prêt à lancer des projets miniers pour 6 milliards de dollars, annonce la présidente Boluarte

LIMA, 28 juillet — Le Pérou pourrait prochainement donner son feu vert à 134 projets miniers représentant un investissement cumulé de près de 6 milliards de dollars, a annoncé lundi la présidente Dina Boluarte lors de son dernier discours annuel à la nation, prononcé devant le Congrès. Cette initiative vise à stimuler une industrie minière cruciale pour l’économie du pays, qui cherche à renforcer ses recettes fiscales et attirer davantage d’investissements étrangers.

« Nous évaluons actuellement l’autorisation de 134 projets d’exploration et d’exploitation minière, d’une valeur estimée à 6 milliards de dollars », a déclaré Boluarte, soulignant la priorité donnée à la relance économique et au développement des régions minières. Elle a également indiqué que son gouvernement misait sur une croissance rapide du secteur minier formel à petite échelle, qui pourrait générer plus de 5 milliards de dollars de ventes annuelles d’ici la fin de l’année.

Dans son allocution, la présidente a précisé que des projets formels déjà validés, représentant 4,7 milliards de dollars d’investissement, devraient entrer en phase de construction d’ici à 2026. Ces développements s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à capitaliser sur la richesse minérale du pays, notamment en cuivre, argent, zinc et or, tout en tentant de formaliser une large part du secteur encore informel.

La relance minière est présentée comme un pilier pour sortir l’économie de son ralentissement, après une année marquée par des tensions sociales et des conflits communautaires dans plusieurs zones d’exploitation. Boluarte a insisté sur la nécessité d’un « dialogue permanent » avec les populations locales pour garantir un développement inclusif et durable.

Le Pérou, deuxième producteur mondial de cuivre, dépend fortement des exportations minières, qui représentent plus de 60 % de ses recettes d’exportation. Cette nouvelle vague d’investissements pourrait donc redynamiser un secteur en perte de vitesse, tout en suscitant des interrogations sur les enjeux environnementaux et sociaux associés.

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