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Le Mali a annoncé mardi 18 mars son retrait de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), emboîtant le pas au Burkina Faso et au Niger, qui avaient pris la même décision la veille. Ces trois pays du Sahel, gouvernés par des régimes militaires, dénoncent des positions jugées contraires à leur souveraineté nationale.

Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) accusent l’OIF d’avoir appliqué des sanctions « sélectives » fondées sur des considérations géopolitiques, et de s’être transformée en « instrument politique téléguidé ».

Les trois États avaient été suspendus de l’organisation à la suite des coups d’État militaires survenus entre 2020 et 2023. L’OIF avait alors appelé à des transitions vers des gouvernements civils et à la libération des dirigeants déchus.

Ce retrait officiel marque un pas de plus dans la rupture de ces pays avec la France et ses institutions, dans un contexte de tensions croissantes et de volonté affirmée de renforcer leur souveraineté régionale.

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