‘ouest de la syrie
‘ouest de la syrie

La Turquie et l’Arabie saoudite ont mis en garde, ce vendredi, contre l’aggravation de la violence en Syrie après le déclenchement d’affrontements à Lattaquié et ses environs entre les forces de sécurité syriennes et des militants loyaux à l’ex-président déchu Bachar al-Assad, faisant plus de 70 morts. Les deux pays ont réaffirmé leur soutien au gouvernement syrien de transition, insistant sur la nécessité de préserver la sécurité et la stabilité et d’empêcher toute escalade pouvant menacer l’avenir du pays.

Le ministère turc des Affaires étrangères a exprimé son rejet de toute action portant atteinte au droit des Syriens de vivre en paix, soulignant que les tensions sécuritaires dans l’ouest de la Syrie pourraient constituer une menace pour les efforts de stabilisation.

Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Öncü Keçeli, a affirmé que le ciblage des forces de sécurité et l’affaiblissement de l’autorité de l’État pourraient compromettre les efforts visant à conduire la Syrie vers « l’unité et la fraternité », mettant en garde contre le risque que de telles provocations se transforment en une menace majeure pour la paix en Syrie et dans la région.

De son côté, l’Arabie saoudite a fermement condamné les attaques armées visant les forces de sécurité syriennes, les qualifiant de « crimes commis par des groupes hors-la-loi ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a réaffirmé le soutien total de Riyad au gouvernement syrien dans ses efforts pour « maintenir la sécurité, la stabilité et la paix civile », insistant sur le fait que ces actes pourraient compromettre le processus politique en cours dans le pays.

Selon des sources sécuritaires, les attaques ont commencé dans la ville de Beit Ana, en périphérie de Lattaquié, où un membre des forces de sécurité a été tué et d’autres blessés, avant qu’un convoi de sécurité ne tombe dans une embuscade dans la ville de Jableh, entraînant la mort de 15 membres des forces gouvernementales.

Il s’agit de l’escalade la plus violente depuis la chute du régime d’Assad en décembre dernier, alors que les vestiges de l’ancien régime tentent d’exploiter les tensions sécuritaires pour rétablir leur contrôle sur certaines régions.

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