En marge d’une réunion des ministres de l’Intérieur à Luxembourg, Bruno Retailleau a exposé une position radicale : en finir avec la logique actuelle des départs volontaires accordés aux migrants en situation irrégulière. Pour le ministre, cette méthode est une illusion de fermeté. « Ils disparaissent dans la nature », affirme-t-il, exigeant que le principe soit inversé : pas de départs volontaires sauf exceptions, et expulsion systématique.
Retailleau s’oppose également au mécanisme voulu par Bruxelles qui permettrait qu’un ordre de retour d’un pays soit automatiquement appliqué par les autres. Il estime que cela déresponsabiliserait les États et compliquerait les expulsions. « Celui qui décide doit exécuter », insiste-t-il, préférant des retours maîtrisés et strictement nationaux.
Un discours de fermeté face à l’immigration et à l’islamisme
Autre pilier de sa réforme : la pénalisation du séjour irrégulier. Il s’agit, selon lui, d’un outil essentiel pour fouiller les téléphones des clandestins et identifier leurs trajets, leurs contacts, et parfois même des liens avec des réseaux terroristes. Retailleau insiste : « Entrer illégalement sur notre sol doit être un délit, comme entrer par effraction dans une maison. »
Il en profite pour alerter sur les dérives européennes, accusant la Commission d’avoir financé, par naïveté ou complicité idéologique, des structures liées aux Frères musulmans. Même ton alarmant face au narcotrafic, qu’il décrit comme un fléau alimentant l’hyperviolence et sapant les institutions.