Des eurodéputés défieront l'interdiction de la Gay Pride en Hongrie
Des eurodéputés défieront l’interdiction de la Gay Pride en Hongrie

Plusieurs eurodéputés ont annoncé leur intention de se rendre à Budapest le 28 juin prochain pour participer à la Gay Pride, malgré l’interdiction officielle imposée par le gouvernement hongrois. Une douzaine d’élus, dont les Françaises Mélissa Camara (Verts) et Fabienne Keller (Renew), ont pris la parole mercredi au Parlement européen pour manifester leur solidarité avec les défenseurs des droits LGBT hongrois, dont la marche est désormais illégale depuis l’adoption d’une loi en mars.

Une marche de résistance face à Viktor Orban

L’événement, qui rassemble habituellement des milliers de personnes chaque année, devient désormais un symbole de résistance face à la politique du gouvernement de Viktor Orban. La commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib, a exprimé son soutien aux manifestants hongrois, en rappelant que le droit de manifester pacifiquement est un pilier fondamental de l’Union européenne. Plusieurs groupes politiques du Parlement, notamment les Verts, les Socialistes et Démocrates, Renew et la Gauche, sont représentés parmi les eurodéputés engagés.

Certains élus, comme Daniel Freund (Verts), appellent même à des sanctions financières. Il exhorte la Commission européenne à geler tous les fonds européens alloués à la Hongrie tant que l’État de droit et les libertés fondamentales ne sont pas pleinement restaurés. À ce jour, des milliards d’euros sont déjà gelés en raison de manquements démocratiques.

Le Parti populaire européen (PPE), bien que moins affirmatif sur sa participation à la marche, n’a pas exclu qu’une délégation soit présente. Quant à la Commission européenne, elle a rappelé qu’elle se réserve le droit de lancer de nouvelles procédures d’infraction contre la Hongrie pour garantir le respect des libertés fondamentales.

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