Le juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre de Moraes a ordonné mardi l’envoi de renforts policiers pour assurer une surveillance permanente du domicile de l’ancien président Jair Bolsonaro, invoquant un risque accru de fuite à l’approche de la fin de son procès.
La mesure prévoit des patrouilles 24 heures sur 24 autour de la résidence de Bolsonaro, actuellement assigné à domicile en attendant le verdict. L’ex-chef d’État fait face à plusieurs procédures judiciaires, notamment liées à son rôle présumé dans la contestation violente des résultats de l’élection présidentielle de 2022, remportée par Luiz Inácio Lula da Silva.
Cette décision intervient alors que doivent débuter les plaidoiries finales du procès, une étape décisive qui pourrait sceller le sort judiciaire de Bolsonaro. Ses partisans continuent de clamer son innocence et dénoncent un procès « politique », tandis que ses opposants réclament une condamnation exemplaire.
Bolsonaro, qui bénéficie encore d’un fort soutien au sein de la droite brésilienne, a été récemment autorisé à quitter ponctuellement son assignation à résidence pour subir des examens médicaux dans un hôpital de Brasilia. Mais pour le juge de Moraes, l’intensification de la surveillance est indispensable pour prévenir toute tentative d’évasion.
L’ancien président, dont la carrière politique est déjà fragilisée par une inéligibilité prononcée en 2023, risque de nouvelles sanctions judiciaires pouvant aller jusqu’à une lourde peine de prison. Ce renforcement policier souligne la tension entourant un procès dont l’issue pourrait profondément marquer l’avenir politique du Brésil.