Dans un entretien à Libération, Bernard Cazeneuve affirme qu’il est prêt à prendre ses responsabilités pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien Premier ministre socialiste précise ne pas être « obsédé » par la présidentielle mais se tient prêt à agir si la situation l’exige. « Si je dois prendre mes responsabilités, je ne me déroberai pas », déclare-t-il. Un livre regroupant ses propositions politiques sortira dans quelques semaines, et un projet pour le pays sera dévoilé au début de l’été 2025.
À la tête de son mouvement La Convention, Bernard Cazeneuve aspire à rassembler au-delà des électeurs de gauche et s’adresse également aux « républicains humanistes ». Il prône une approche équilibrée entre justice sociale et efficacité économique, tout en défendant l’universalisme républicain face aux positions radicales de La France insoumise. Il fustige la stratégie de LFI, qu’il juge responsable de diviser la gauche et de favoriser l’ascension de l’extrême droite.
L’ancien ministre de l’Intérieur se félicite par ailleurs du choix du Parti socialiste de ne pas censurer François Bayrou. Pour lui, ce geste reflète une posture de responsabilité, essentielle selon lui pour éviter une crise de régime et permettre à la France de traverser les turbulences actuelles. Il appelle à dépasser les querelles partisanes pour s’atteler à des priorités nationales telles que la crise du logement, la désindustrialisation et la maîtrise des flux migratoires.
En conclusion, Bernard Cazeneuve trace la voie d’un rassemblement large à gauche, fondé sur la modération et la responsabilité. Sans exclure une candidature à l’Élysée, il insiste sur la nécessité de bâtir un projet collectif capable de redresser la nation et de contrer la montée des extrêmes.