Marine Le Pen sera présente aux obsèques de Brigitte Bardot, selon une confirmation transmise par l’entourage de la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale. À l’inverse, la famille de l’ancienne actrice n’a pas donné suite à la proposition de l’Élysée d’organiser un hommage officiel.
À l’annonce du décès de Brigitte Bardot, Marine Le Pen avait réagi sur le réseau social X en écrivant : « Le départ de Brigitte est un chagrin immense ». Le vice-président du parti, Sébastien Chenu, avait diffusé une photographie le montrant enlacé avec l’ancienne star sur sa propriété de La Madrague, évoquant l’incarnation d’« une certaine idée de la France ».
Des affinités anciennes avec Jean-Marie Le Pen
Les liens entre Brigitte Bardot et la famille Le Pen s’inscrivent dans la durée. Dès 1996, dans sa biographie Initiales B.B., l’icône du cinéma français, devenue militante emblématique de la cause animale, dressait un portrait élogieux de Jean-Marie Le Pen, le décrivant comme « un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses ». Elle y affirmait également partager ses positions contre « la poussée terrifiante de l’immigration ».
C’est dans l’entourage du fondateur du Front national qu’elle avait rencontré son quatrième mari, Bernard d’Ormale, alors conseiller politique de Jean-Marie Le Pen. Le couple est resté uni jusqu’à la fin de la vie de l’actrice.
Un soutien revendiqué à Marine Le Pen
Plusieurs années plus tard, Brigitte Bardot affichait sans ambiguïté son soutien à Marine Le Pen. En 2012, elle appelait publiquement les maires à accorder leurs parrainages à la candidate du Rassemblement national pour l’élection présidentielle et annonçait voter pour cette « femme admirable ». À l’approche du scrutin de 2017, elle déclarait encore : « Marine Le Pen, je l’aime beaucoup et depuis longtemps ».
L’ancienne actrice, qui se disait « contre le vivre ensemble », voyait en Marine Le Pen une responsable politique capable de « reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français ».
Une vision politique constante jusqu’à la fin
Brigitte Bardot, qui avait incarné Marianne dans les années 1960, se revendiquait « conservatrice » et « patriote » sur le plan politique. dans son BBcédaire, paru en 2025, dans lequel elle écrivait que la droite représentait le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France ».