Mathieu Kassovitz dérape encore: «Les seuls Français de souche qui restent sont des fins de race»
Mathieu Kassovitz dérape encore: «Les seuls Français de souche qui restent sont des fins de race»

Hier sur LCI, Mathieu Kassovitz a pris la parole suite propos aux propos tenus plus tôt cette semaine sur France 5. Invité de l’émission C à vous, l’acteur et réalisateur avait alors déclaré qu’« il n’y a plus de Français de souche », provoquant une vague de réactions indignées.

Face à la polémique grandissante, Mathieu Kassovitz s’est exprimé longuement sur le plateau de LCI pour clarifier sa pensée. Mais certains passages de son intervention risquent fort de raviver l’indignation. Il a notamment déclaré : « Je suis désolé messieurs dames, mais vos enfants vont faire des enfants avec des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Portugais, de tout dans le monde entier. […] Donc je pense qu’il n’y a plus de Français de souche. Enfin si, il y en a, et ça s’appelle les fins de race. »

Des mots choquants pour, qui s’inscrivent dans une critique plus large du repli identitaire et de l’illusion, selon lui, d’une « France blanche » figée dans le passé. Mathieu Kassovitz s’est défendu en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une attaque, mais d’un constat sur l’évolution inéluctable des sociétés modernes.

« Le monde a des frontières que les hommes ont mises […], mais le monde n’est pas fait comme ça. […] On ne peut pas vivre dans une France blanche et on ne peut pas vivre dans un monde séparé. »

Ces propos surviennent dans un climat politique tendu, alors que les débats sur l’immigration, l’identité nationale et la laïcité occupent une place centrale dans l’actualité française. Plusieurs personnalités politiques ont rapidement réagi.

Sur X, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a fustigé des propos qu’il juge « haineux et méprisants envers les Français ». À gauche, certains, comme le député LFI Louis Boyard, ont salué une intervention « courageuse » sur le métissage et la diversité, même s’ils reconnaissent une formulation « maladroite ».

Des historiens et démographes, comme Hervé Le Bras, rappellent que la notion de « Français de souche » n’a aucun fondement scientifique. Elle reste floue, évolutive, et largement instrumentalisée dans les discours identitaires. Selon l’INSEE, près de 30 % des enfants nés en France ont au moins un parent né à l’étranger, illustrant une société de plus en plus diverse.

Mais en parlant de « fins de race », Matthieu Kassovitz semble franchir une ligne sémantique qui choque, y compris parmi ceux qui partagent sa vision d’un monde ouvert. L’expression, connotée péjorativement, peut être perçue comme une attaque contre les Français qui s’identifient fortement à une culture ou une filiation nationale traditionnelle…

Partager