Gabriel Attal dénonce une vague d’insultes homophobes suite à la sortie de son livre "En homme libre"
Gabriel Attal dénonce une vague d’insultes homophobes suite à la sortie de son livre "En homme libre"

Au moment de la parution de son livre En homme libre, Gabriel Attal a choisi de publier un long message sur ses réseaux sociaux pour dénoncer les insultes et menaces homophobes qu’il dit avoir reçues ces dernières heures. L’ancien Premier ministre explique que son homosexualité figure parmi les sujets abordés dans l’ouvrage, et que la publication des premiers extraits a entraîné une forte poussée de messages haineux en ligne.

Gabriel Attal écrit qu’un « torrent d’homophobie » s’est déversé sur ses comptes. Il évoque « caricatures, montages, insultes, propos orduriers, menaces », en décrivant une succession de publications allant, selon ses mots, « de la remarque faussement piquante à la vulgarité la plus crasse ».

Dans son texte, Gabriel Attal ne se limite pas à relater les attaques dont il affirme être la cible. Il élargit son propos à la situation vécue par de nombreuses personnes homosexuelles, notamment sur les réseaux sociaux, où l’homophobie, selon lui, circule encore trop librement.

Gabriel Attal souligne qu’il bénéficie du soutien de sa famille et de ses amis, et qu’il a déjà été confronté dans le passé à ce type d’injures. Mais il insiste sur le fait que cette protection n’existe pas pour tout le monde. Il évoque en particulier les jeunes qui hésitent encore à assumer qui ils sont, et qui peuvent se retrouver exposés à des campagnes de harcèlement, d’humiliation ou d’intimidation en ligne.

Le poids des mots, la peur au quotidien

Gabriel Attal décrit une réalité plus large que son seul cas personnel. Il affirme que, chaque jour, des femmes et des hommes qui assument leur orientation sexuelle reçoivent des commentaires dégradants et menaçants. Selon lui, beaucoup vivent avec la peur que la haine numérique débouche un jour sur des violences physiques, des agressions ou des traquenards.

Dans son message, Gabriel Attal insiste aussi sur les conséquences psychologiques de cette violence verbale. Il évoque la peur du regard des autres, la honte de soi et, parfois, des situations pouvant conduire « jusqu’à l’irréparable ».

Gabriel Attal promet de « traquer » l’homophobie

Face à cette vague de messages, Gabriel Attal affirme qu’il continuera à dénoncer les auteurs de propos homophobes et à combattre cette haine publiquement. Il écrit : « Alors, ces homophobes, je les dénoncerai toujours. Je les combattrai jusqu’au bout. »

Dans la suite de son texte, Gabriel Attal revendique aussi une position de principe. « Alors, l’homophobie je continuerai à la traquer et à revendiquer pour toutes et tous, le droit et la liberté d’aimer », déclare-t-il. Il ajoute qu’il continuera à assumer, « sans honte », qui il est.

« La France, ça n’est pas eux »

Gabriel Attal conclut son message en opposant les auteurs de ces propos haineux à l’image qu’il se fait du pays. Il affirme que la France ne se résume pas à ceux qui diffusent la haine, et que la grande majorité des Français rejette les discriminations.

« Car la France, ça n’est pas eux. Les Français, ce ne sont pas eux », écrit Gabriel Attal. Il défend l’idée d’un pays « ouvert » et « tolérant », et estime que c’est précisément cette société-là que les haineux ne supportent pas. Son message s’achève sur une formule forte, qui donne le ton de l’ensemble de sa prise de parole : « Jusqu’à ce que la honte change de camp. »

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