Brigitte Macron accusée d'être un homme: la Première dame se pourvoit en cassation
Brigitte Macron accusée d'être un homme: la Première dame se pourvoit en cassation

La bataille judiciaire se poursuit pour Brigitte Macron. Après la relaxe de deux femmes poursuivies pour avoir relayé une rumeur affirmant qu’elle serait née homme, la Première dame, ainsi que son frère Jean-Michel Trogneux, ont décidé de se pourvoir en cassation. Le parquet général a lui aussi engagé un pourvoi, contestant la décision de la cour d’appel de Paris rendue jeudi dernier. À l’origine de cette affaire, une intox aux relents conspirationnistes qui circule depuis 2017, affirmant que Brigitte Macron serait en réalité son propre frère, Jean-Michel Trogneux, ayant changé de sexe pour prendre une fausse identité. Une théorie sans fondement, massivement diffusée sur les réseaux sociaux, et réactivée en 2021 via une vidéo de plus de quatre heures sur YouTube. Dans cet entretien, la médium Amandine Roy questionnait Natacha Rey, qui se présente comme journaliste autodidacte, sur cette prétendue « escroquerie d’État ».

Une décision d’appel contestée, la lutte contre les fake news relancée

En première instance, en septembre 2023, les deux femmes avaient été condamnées : 500 euros d’amende avec sursis, 8 000 euros de dommages et intérêts à verser à Brigitte Macron, 5 000 à son frère. La cour d’appel, elle, a tout annulé. Sur les 18 publications incriminées, elle a prononcé une relaxe totale. Même l’unique passage entrant dans le cadre de la loi sur la presse, une allusion à un « détournement de mineur », a été jugé couvert par la bonne foi des accusées. Un argument difficilement acceptable pour la famille Macron, qui considère que cette décision minimise la portée d’une campagne de désinformation particulièrement violente et dégradante. D’autant que la rumeur, relancée jusqu’aux États-Unis, a trouvé un écho dans certains milieux d’extrême droite, notamment en période de campagne électorale. Ce type de fake news, déjà utilisé contre Michelle Obama, Kamala Harris ou Jacinda Ardern, vise des femmes en position de pouvoir, à travers des attaques sur leur genre ou leur apparence. Le recours en cassation relance donc un débat plus large : celui de la protection des figures publiques face aux dérives numériques, et de la capacité du droit à encadrer les campagnes diffamatoires à l’ère virale…

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