Le Hamas doit remettre ce jeudi 27 février à Israël les dépouilles de quatre otages retenus à Gaza, dont celle du Franco-Israélien Ohad Yahalomi. Cette restitution intervient dans le cadre du cessez-le-feu négocié entre les deux parties, mais se fera sans cérémonie publique, une exigence d’Israël après avoir dénoncé les mises en scène du Hamas lors des précédents échanges d’otages.
En échange, Israël s’est engagé à libérer 625 prisonniers palestiniens, un processus initialement prévu le 22 février mais suspendu en raison des cérémonies de célébration organisées par le Hamas, jugées « humiliantes » par l’État hébreu. Depuis le début de la trêve, le 19 janvier, 25 otages israéliens en vie et quatre morts ont été restitués à Israël, tandis qu’environ 1 100 prisonniers palestiniens ont été libérés sur les 1 900 prévus.
La restitution des corps intervient après des semaines de tensions et d’accusations réciproques entre les deux camps. Le Hamas a accusé Israël de saboter l’accord en suspendant la libération des prisonniers, tandis que Tel-Aviv a dénoncé les mises en scène du mouvement islamiste lors des remises d’otages. Le Comité international de la Croix-Rouge et l’ONU avaient exhorté les parties à procéder aux échanges de manière « digne et privée ».
La question des otages reste au cœur des discussions pour la suite des négociations. La première phase du cessez-le-feu, censée se terminer le 1er mars, n’a pas encore abouti à un cadre clair pour la suite du processus. Le Hamas affirme être prêt à libérer en une seule fois les otages restants, mais l’extrême droite israélienne, alliée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’oppose à un accord qui impliquerait la fin des hostilités.
Alors que les familles des otages espèrent une accélération des échanges, la situation politique israélienne complique les décisions. La remise des corps, notamment celui du Franco-Israélien Ohad Yahalomi, marque une étape supplémentaire dans les négociations, mais laisse en suspens l’avenir des discussions sur un cessez-le-feu durable et la libération des derniers otages encore en captivité à Gaza.