Le Hamas a déclaré dimanche qu’il allait libérer Edan Alexander, un otage américano-israélien détenu dans la bande de Gaza, marquant un tournant symbolique à la veille de la visite du président américain Donald Trump au Moyen-Orient. Selon une source proche des négociations, la libération devrait intervenir mardi.
Edan Alexander est considéré comme le dernier otage américain encore en vie détenu par le groupe islamiste palestinien. Sa libération s’inscrit dans le cadre d’efforts diplomatiques visant à instaurer un cessez-le-feu et à permettre l’entrée d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne assiégée. Le chef du Hamas en exil, Khalil al-Hayya, a indiqué que des pourparlers avaient été menés avec la médiation du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie.
« Le mouvement affirme sa volonté d’entamer immédiatement des négociations intensives pour parvenir à un accord final mettant fin à la guerre et prévoyant un échange de prisonniers », a déclaré Hayya. Des sources ont confirmé que les discussions avaient inclus des représentants du Hamas, des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte.
Cette annonce intervient dans un contexte tendu. L’armée israélienne a repris son offensive terrestre et aérienne sur Gaza en mars, après la fin du cessez-le-feu de janvier, rejeté par le Hamas en l’absence d’un accord global sur la fin des hostilités. Israël maintient que l’opération militaire se poursuivra jusqu’à la libération de tous les otages restants — au nombre de 59 — et la démilitarisation totale du territoire.
De son côté, le Hamas a réitéré qu’aucune libération complète d’otages ne se ferait sans retrait israélien total et cessez-le-feu permanent. Depuis mars, Israël contrôle environ un tiers de la bande de Gaza, soumise à un blocus strict qui aggrave la crise humanitaire affectant les 2,3 millions d’habitants.
L’envoyé spécial américain Adam Boehler a salué cette libération comme « un pas en avant positif », tout en appelant à la restitution des corps de quatre autres Américains tués et détenus par le Hamas.
En Israël, des médias ont rapporté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait déclaré à huis clos que le Hamas comptait libérer Alexander en geste de bonne volonté envers Trump. Le bureau du Premier ministre n’a pas confirmé ces propos.
La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a fait 1 200 morts en Israël et vu 251 personnes enlevées vers Gaza. L’offensive israélienne qui a suivi a causé la mort de plus de 52 800 Palestiniens selon les autorités sanitaires locales, ravageant le territoire et laissant ses habitants en situation de survie, tributaires d’une aide humanitaire de plus en plus rare.