La Pologne a annoncé mercredi avoir abattu plusieurs drones russes ayant violé son espace aérien lors d’une vaste offensive menée par Moscou contre l’ouest de l’Ukraine. Varsovie a qualifié cette incursion « d’acte d’agression », marquant la première fois qu’un pays membre de l’OTAN engage directement ses défenses contre des appareils liés au conflit.
Selon le Premier ministre Donald Tusk, « un nombre important de drones russes » ont franchi la frontière, et ceux qui représentaient une menace directe ont été détruits par les forces polonaises. Le commandement militaire a précisé que plus de dix engins avaient été suivis par radar, certains étant « neutralisés » tandis que des recherches étaient en cours pour retrouver d’éventuels débris.
Face à la gravité de la situation, un conseil extraordinaire du gouvernement réunissant ministres, militaires et services d’urgence s’est tenu à Varsovie. L’armée a rappelé que les violations répétées de l’espace aérien constituaient une escalade inacceptable, renforçant les craintes d’un débordement du conflit hors des frontières ukrainiennes.
L’OTAN a immédiatement réagi : son secrétaire général Mark Rutte s’est entretenu avec les autorités polonaises et l’Alliance a confirmé une coordination étroite. Des chasseurs F-35 de l’armée de l’air néerlandaise ont également apporté leur soutien aux opérations de défense.
Aux États-Unis, le sénateur Dick Durbin a averti que Vladimir Poutine cherchait à « tester la détermination de l’OTAN », soulignant que la réaction unie des alliés serait décisive pour éviter un engrenage encore plus dangereux.
Cet incident met en lumière le risque croissant d’embrasement régional, alors que la guerre en Ukraine, qui dure depuis plus de trois ans, continue de s’intensifier et de menacer la sécurité européenne.