Escalade explosive au Cachemire : l’Inde tire des missiles sur le Pakistan, au moins 31 morts
Escalade explosive au Cachemire : l’Inde tire des missiles sur le Pakistan, au moins 31 morts

L’Inde a lancé mercredi à l’aube plusieurs frappes de missiles contre des sites situés dans les territoires pakistanais, dont certains au Cachemire sous administration pakistanaise, faisant au moins 31 morts selon Islamabad. Cette offensive militaire d’envergure marque une nouvelle escalade dramatique entre les deux puissances nucléaires, qui s’accusent mutuellement de soutenir des groupes terroristes actifs dans la région.

New Delhi affirme avoir visé des infrastructures utilisées par des groupes militants responsables du massacre de 26 touristes en avril dans la vallée de Pahalgam, au Cachemire indien. L’armée indienne parle de « frappes de précision » menées par ses trois branches — armée de terre, marine et aviation — sur neuf cibles liées aux groupes Jaish-e-Mohammed et Lashkar-e-Taiba, deux organisations djihadistes interdites au Pakistan.

Le Pakistan dénonce de son côté une « agression non provoquée » et affirme avoir riposté en abattant cinq avions de chasse indiens, dont trois Rafale. Des missiles indiens ont touché plusieurs bâtiments civils, dont au moins quatre mosquées et une clinique médicale, notamment à Bahawalpur et Muridke. L’une des frappes a fait 13 morts dans une mosquée, selon un médecin local. Islamabad fait également état de 38 blessés et accuse l’Inde d’avoir violé les normes internationales en endommageant un barrage dans le Cachemire pakistanais.

Les échanges de tirs se sont poursuivis tout au long de la matinée le long de la ligne de contrôle (LoC), la frontière de facto entre les deux pays dans la région disputée. L’Inde accuse le Pakistan d’avoir mené des bombardements « arbitraires », qui ont causé la mort de sept civils et blessé une trentaine d’autres, selon les autorités locales du district de Poonch. Deux avions indiens se seraient également écrasés dans le Cachemire indien, causant des dégâts sur une école et plusieurs habitations.

Face à cette flambée de violence, les réactions internationales se multiplient. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé les deux parties à « la retenue », tandis que Pékin — principal allié d’Islamabad — a exprimé sa « préoccupation » et exhorté à éviter toute nouvelle escalade. Aux États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré suivre de près la situation et a plaidé pour une résolution rapide du conflit.

Sur le terrain, les conséquences humanitaires s’aggravent : les hôpitaux du Cachemire pakistanais ont été placés en état d’urgence, des écoles ont été fermées dans les zones frontalières et plusieurs vols aériens ont été annulés ou détournés, notamment entre l’Europe et l’Asie, en raison de la fermeture de l’espace aérien pakistanais.

Le Premier ministre indien Narendra Modi aurait suivi les opérations toute la nuit, selon un haut responsable, tandis que son homologue pakistanais Shehbaz Sharif a qualifié les frappes indiennes d’« acte de guerre » et promis une « réponse robuste ». Le Conseil de sécurité nationale pakistanais a été convoqué en urgence à Islamabad.

Le Cachemire, divisé entre les deux pays depuis 1949, reste au cœur d’un différend territorial majeur, régulièrement ravivé par des attentats et des opérations militaires transfrontalières. La situation actuelle fait craindre un conflit armé plus large aux conséquences incalculables.

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