En déplacement en Algérie, Ségolène Royal affirme avoir décroché le transfert du journaliste français Christophe Gleizes vers un établissement pénitentiaire proche d’Alger. L’ancienne ministre, désormais présidente de l’Association France Algérie, a rendu visite vendredi au reporter dans la prison de Tizi-Ouzou, où il était détenu depuis juin.
Un « geste humanitaire » dans un contexte de fortes tensions
Selon elle, ce transfert constituerait une avancée importante car il rapprocherait Christophe Gleizes de sa famille et faciliterait les visites. Ségolène Royal dit l’avoir trouvé « aussi serein que possible », décrivant un détenu qui lit beaucoup, fait du sport et ne manifeste « ni acrimonie ni ressentiment ». Elle souligne également que le journaliste souhaite éviter d’être « instrumentalisé » ou « surmédiatisé », tout en restant sensible à la mobilisation en France.
Christophe Gleizes purge une peine de sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Ségolène Royal précise qu’il a reçu très peu de visites depuis son incarcération, évoquant notamment ses parents et le cardinal Jean-Paul Vesco. Elle estime que sa propre visite a été rendue possible grâce à une autorisation exceptionnelle, qu’elle interprète comme un signe d’ouverture de la part des autorités algériennes.
Enfin, l’ancienne candidate à la présidentielle indique avoir appuyé la demande de grâce portée par la famille du journaliste auprès du président Abdelmadjid Tebboune. Elle affirme ne pas être en mission officieuse pour Emmanuel Macron, tout en reconnaissant que sa démarche est perçue à Alger comme un geste significatif dans une période marquée par une crise diplomatique persistante entre Paris et Alger.