En cette fin d’année, l’État reconduit le versement de la prime de Noël destinée aux ménages les plus modestes. Plus de deux millions de bénéficiaires doivent percevoir cette aide exceptionnelle à partir de ce Mardi 16 décembre, sans démarche particulière, à condition que leur situation soit correctement déclarée auprès des organismes sociaux. Cette allocation vise à alléger les dépenses liées aux fêtes dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Qui y a droit et combien sera versé
La prime est attribuée aux personnes ayant perçu en novembre ou décembre certaines prestations sociales, notamment le revenu de solidarité active, l’allocation de solidarité spécifique ou l’allocation équivalent retraite. Son montant de base s’élève à 152,45 euros, mais il augmente en fonction de la composition du foyer pour les allocataires du RSA. Les couples et les familles avec enfants bénéficient ainsi de montants progressifs, avec une majoration spécifique pour les familles monoparentales, renforcée depuis deux ans afin de tenir compte de leur vulnérabilité économique.
Le versement est assuré par la Caisse d’allocations familiales pour les bénéficiaires du RSA, et par France Travail pour les allocataires de l’ASS ou de l’AER. Une seule prime est attribuée par foyer. Les personnes devenant éligibles en décembre la recevront en janvier. En revanche, les allocataires de l’Allocation de retour à l’emploi, de l’AAH ou du minimum vieillesse ne sont pas concernés. Non imposable, cette aide reste pour beaucoup un appoint essentiel pour traverser la période des fêtes avec un peu plus de marge financière.