Les discussions entre l’Inde et l’Union européenne sur un accord de libre-échange sont entrées dans une phase décisive, les deux parties intensifiant les efforts pour parvenir à une conclusion d’ici la fin de l’année, a déclaré mardi un haut responsable européen.
L’Union européenne est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Inde pour les biens, avec des échanges bilatéraux atteignant 137,5 milliards de dollars lors de l’exercice 2023/24. Ce volume représente une hausse de près de 90 % en dix ans, soulignant l’importance croissante de la relation économique entre New Delhi et Bruxelles.
L’accord, en négociation depuis plusieurs années, vise à réduire les barrières douanières, à faciliter l’accès au marché pour les entreprises et à harmoniser certaines normes dans des secteurs clés comme les technologies, l’énergie ou encore l’agriculture. Pour l’Inde, un tel partenariat offrirait de nouvelles opportunités d’exportation et un levier face à la concurrence asiatique. Pour l’UE, il s’agirait de consolider sa présence sur un marché émergent majeur.
Toutefois, des divergences subsistent, notamment sur les questions de propriété intellectuelle, de normes environnementales et de protection des données. L’UE insiste sur des engagements fermes en matière de développement durable, tandis que l’Inde plaide pour une flexibilité accrue afin de préserver sa croissance et ses industries locales.
Si les deux parties parviennent à un accord dans les délais annoncés, il s’agira du plus vaste pacte commercial jamais signé par l’Inde, marquant une étape majeure dans ses ambitions de diversification économique et dans la stratégie européenne de renforcement de ses liens avec l’Asie.