Le gouvernement russe envisage d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) afin de contenir un déficit budgétaire croissant et préserver ses réserves financières, selon plusieurs sources proches du dossier. Cette perspective intervient malgré les promesses publiques du président Vladimir Poutine de ne pas procéder à de tels ajustements fiscaux avant 2030.
Le projet de budget pour 2026 doit être présenté au Parlement le 29 septembre. Ses grandes lignes ont déjà été validées par le chef du Kremlin, ce qui rend peu probable une remise en cause lors des débats parlementaires.
En mai, Moscou avait triplé son estimation du déficit fédéral à 1,7 % du produit intérieur brut (PIB). Or, cet objectif pourrait être à nouveau dépassé, d’après un responsable cité récemment par les médias d’État. Le déficit projeté à 0,9 % du PIB pour l’année prochaine semble lui aussi compromis.
Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, la Russie a renforcé la pression fiscale, notamment par une hausse de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. Mais les dépenses militaires massives et la faiblesse des recettes pétrolières et gazières continuent de fragiliser les finances publiques.
Une hausse de la TVA constituerait une mesure impopulaire, dans un contexte où l’inflation reste déjà élevée et pèse sur le pouvoir d’achat des ménages russes. Toutefois, les autorités jugent cette option nécessaire pour maintenir la stabilité budgétaire et éviter d’entamer davantage les réserves souveraines.