Cette fois, la fermeture de Fessenheim entre dans sa phase la plus concrète. Un décret publié au Journal officiel autorise EDF à engager le démantèlement complet de l’ancienne centrale du Haut-Rhin, arrêtée définitivement en 2020. Le texte, daté du 1er mai et signé par le premier ministre, le ministre de l’Économie et la ministre déléguée chargée de l’Énergie, encadre les opérations et leur calendrier. Objectif affiché: « prescrire à la société Électricité de France les opérations de démantèlement, en définir les étapes et autoriser la création des équipements nécessaires au démantèlement ». Le périmètre est large: il vise « l’ensemble de l’installation », dont l’îlot nucléaire avec les bâtiments réacteur des tranches 1 et 2, mais aussi l’îlot conventionnel, la station de pompage et plusieurs zones d’entreposage et de stockage.
Un chantier au long cours, sous contrôle réglementaire
Le décret détaille quatre séquences, du démantèlement proprement dit à l’assainissement, puis la démolition des bâtiments « jusqu’à une profondeur d’au moins un mètre » avant la réhabilitation du site. Les rejets, gazeux comme liquides ou radioactifs, devront être suivis, avec une vigilance mentionnée lors des « vidanges des piscines des bâtiments réacteur et des bâtiments combustible ». Le texte fixe une date butoir nette: les opérations devront être achevées « au plus tard le 30 juin 2048 ». Cette autorisation intervient après un avis favorable rendu le 29 janvier 2026 par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. En toile de fond, EDF projette aussi une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs à proximité, avec une ouverture envisagée en 2031, un dossier qui promet de peser sur la suite de la reconversion locale.
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