Les États-Unis ont accepté la demande du Brésil d’ouvrir des consultations auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet des nouveaux tarifs douaniers américains, tout en affirmant que ces mesures relèvent de la sécurité nationale, selon un document publié lundi sur le site de l’organisation.
Au début du mois, le président américain Donald Trump a imposé un tarif de 50 % sur la plupart des importations brésiliennes. Il a justifié cette décision en dénonçant ce qu’il appelle une « chasse aux sorcières » contre son allié Jair Bolsonaro, l’ancien président brésilien actuellement jugé pour tentative de coup d’État après sa défaite électorale en 2022.
Dans sa réponse officielle à l’OMC, Washington soutient que certaines demandes de Brasilia portent sur des enjeux de sécurité nationale, considérés comme « des questions politiques » échappant au règlement des différends commerciaux internationaux.
Les autorités américaines affirment que les tarifs sont nécessaires car les « politiques et pratiques récentes du Brésil sapent l’État de droit et menacent la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis ».
Le Brésil cherche à contester juridiquement ces mesures qu’il juge discriminatoires et contraires aux règles de l’OMC. Les consultations représentent la première étape du processus de règlement des différends. Si elles échouent, l’affaire pourrait être portée devant un panel d’arbitrage de l’organisation.
Ce différend survient dans un contexte de tensions croissantes sur le commerce mondial, alors que l’administration Trump multiplie les barrières tarifaires au nom de la sécurité nationale et de la protection des intérêts américains.