Meurtre de Quentin : quatre suspects interpellés, dont Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault
Meurtre de Quentin : quatre suspects interpellés, dont Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault

L’enquête sur la mort de Quentin Deranque connaît une nouvelle avancée. Et ce n’est pas trop tôt ! Neuf personnes soupçonnées d’avoir participé à l’agression mortelle de ce militant nationaliste ont été interpellées ce mardi en début de soirée à Lyon. Parmi elles figure Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député La France insoumise du Vaucluse Raphaël Arnault, également fondateur du collectif La Jeune Garde. L’information a été confirmée par le parquet de Lyon.

Selon les premiers éléments communiqués, les arrestations sont intervenues peu après 18 heures, dans le cadre d’une opération coordonnée par les services de la police judiciaire lyonnaise, en charge des investigations depuis les faits. Les suspects seraient liés à des mouvances d’ultragauche et sont soupçonnés d’avoir pris part au passage à tabac de Quentin Deranque jeudi soir, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon en présence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan.

Une agression collective en marge d’une conférence politique

Les faits se sont produits jeudi soir à Lyon, à proximité de l’établissement d’enseignement supérieur où intervenait Rima Hassan. D’après les déclarations faites en conférence de presse par le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, au moins six individus « masqués et cagoulés » auraient porté les coups ayant entraîné la mort de Quentin Deranque. Le militant, grièvement blessé, avait été hospitalisé avant de succomber à ses blessures deux jours plus tard.

Le magistrat Thierry Dran avait précisé que les investigations visaient à établir avec précision les responsabilités individuelles dans cette agression collective. Il avait insisté sur la nécessité de fonder les interpellations sur des éléments matériels et des constatations objectives issues du travail d’enquête, et non sur de simples rumeurs circulant dans l’espace public ou sur les réseaux sociaux.

Jacques-Élie Favrot cité par des témoins

Parmi les quatre personnes interpellées figure donc Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault. Son nom aurait été mentionné par des témoins dans le cadre de l’enquête. Le parquet de Lyon a confirmé sa présence parmi les suspects arrêtés, information relayée par France Inter.

Lundi, l’accès de Jacques-Élie Favrot à l’Assemblée nationale avait été suspendu à titre conservatoire. Cette mesure administrative est intervenue avant même les interpellations, dans un contexte de fortes tensions politiques et médiatiques autour de l’affaire.

Une enquête menée par la police judiciaire lyonnaise

Les investigations sont conduites par les services de la police judiciaire de Lyon, qui auraient identifié plusieurs jeunes hommes susceptibles d’avoir participé au lynchage. Selon des sources concordantes, ces identifications reposeraient sur des recoupements d’éléments recueillis au fil des auditions, des exploitations d’images et des constatations techniques.

Le procureur Thierry Dran avait expliqué que le délai observé avant les premières interpellations s’expliquait par la volonté des enquêteurs « d’identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police ». Cette approche vise à consolider juridiquement le dossier avant toute mise en examen éventuelle.

À ce stade, les suspects interpellés sont entendus dans le cadre de la procédure. La qualification pénale exacte des faits et les suites judiciaires dépendront des éléments réunis par le parquet de Lyon et des décisions prises par le juge d’instruction.

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