Évasion spectaculaire à Dijon, une femme incarcérée pour complicité en bande organisée
Évasion spectaculaire à Dijon, une femme incarcérée pour complicité en bande organisée

L’affaire secoue la maison d’arrêt de Dijon depuis jeudi dernier. Une évasion menée avec méthode, deux détenus en fuite, des complices à l’extérieur, et une traque policière qui s’intensifie jour après jour. Ce dimanche 30 novembre 2025, une femme a été mise en examen pour complicité d’évasion en bande organisée et association de malfaiteurs. Soupçonnée d’avoir aidé l’un des évadés, un détenu de 32 ans, elle a été placée en détention provisoire. L’évasion, survenue en pleine journée, révèle une opération concertée et structurée, désormais traitée comme un dossier criminel à part entière. Le détenu de 32 ans a finalement été interpellé le lendemain dans la commune de Bey, en Saône-et-Loire. Il a été présenté à un juge ce dimanche. Les autorités n’ont pas encore précisé les conditions de sa future incarcération, mais les poursuites devraient s’alourdir. Son complice, en revanche, demeure introuvable. Âgé de 19 ans, ce dernier est toujours activement recherché. L’opération menée dans la matinée par le RAID et la BRI à Besançon, dans le quartier des Hauts-de-Chazal, s’est révélée infructueuse. Le fugitif, qui pourrait avoir trouvé refuge dans un cercle proche, reste à ce stade insaisissable.

Un réseau de complicités au cœur de l’enquête

L’évasion ne semble pas avoir reposé uniquement sur l’improvisation. Une deuxième personne, un ancien codétenu du fugitif âgé lui aussi de 19 ans et originaire de Besançon, a été placé en garde à vue. Il est visé par les mêmes chefs d’accusation que la femme incarcérée : complicité d’évasion en bande organisée et association de malfaiteurs. Selon le parquet, ces soutiens extérieurs auraient joué un rôle central dans la préparation et la logistique de la fuite. Les investigations s’orientent vers une stratégie préparée en amont, où chaque maillon, contacts, hébergements relais, moyens de transport aurait été organisé pour maximiser les chances de disparition des deux détenus. L’implication présumée de plusieurs proches, l’intervention de groupes d’élite de la police et le passage rapide des suspects dans différentes communes laissent entrevoir une fuite planifiée dans ses moindres détails. La maison d’arrêt de Dijon, déjà marquée par des tensions internes ces derniers mois, se retrouve à nouveau sous les projecteurs. L’administration pénitentiaire, qui n’a pas encore communiqué en détail sur les conditions exactes de l’évasion, devra sans doute justifier les failles de sécurité qui ont permis cette fuite. La justice, elle, accélère la cadence. Le parquet de Dijon, qui supervise l’enquête, a d’ores et déjà engagé des poursuites sur la base d’infractions lourdes. Alors que le premier fugitif est de nouveau sous les verrous et que trois personnes sont désormais impliquées judiciairement, la chasse à l’homme se poursuit pour retrouver le second évadé. Le parquet insiste sur le fait que tous les moyens sont mobilisés. Reste à savoir si les complices déjà arrêtés livreront les informations nécessaires pour retrouver celui qui, pour l’instant, a réussi à échapper à la vigilance des autorités.

Partager