Ghislaine Maxwell, ancienne associée de Jeffrey Epstein, a indiqué qu’elle n’était prête à coopérer avec la commission de la Chambre des représentants des États-Unis que si elle obtenait une grâce présidentielle de Donald Trump. Cette condition a été dévoilée par son avocat, Me David Oscar Markus, lors d’une audition à huis clos.
Une coopération conditionnelle
Lors de sa déposition en visioconférence, Ghislaine Maxwell a choisi de ne pas répondre aux questions de la commission, invoquant son droit à ne pas s’auto-incriminer. Son avocat a toutefois précisé que, sous réserve d’une grâce présidentielle, elle serait disposée à témoigner « pleinement et honnêtement » et à fournir des informations détaillées sur le réseau d’abus de Jeffrey Epstein.
Me David Oscar Markus a insisté sur le fait que sa cliente ne voit aucune autre option pour parler librement. Selon lui, seule une intervention de Donald Trump permettrait à Ghislaine Maxwell de s’exprimer sans risque de répercussions judiciaires, et de clarifier le rôle des personnalités influentes qui auraient été liées au réseau Epstein.
La condition posée par Ghislaine Maxwell pour témoigner soulève immédiatement des enjeux politiques et juridiques. La commission du Congrès, dirigée par le représentant James Comer, se retrouve confrontée à un dilemme : accepter la coopération potentielle de Mme Maxwell, mais sous conditions, ou poursuivre l’enquête sans ses déclarations.
Des révélations à venir ?
Si la grâce présidentielle était accordée, Ghislaine Maxwell pourrait fournir des détails sur l’organisation de Jeffrey Epstein et sur les complicités présumées de certaines figures influentes. Son avocat assure que ces informations seraient révélatrices et pourraient éclairer de manière décisive les zones d’ombre restantes dans cette affaire médiatique internationale.
Pour rappel, en décembre 2021, Ghislaine Maxwell, aujourd’hui 64 ans, a été condamnée à 20 ans de prison pour son rôle dans le réseau sexuel de Jeffrey Epstein, notamment pour trafic sexuel de mineures, complicité et organisation d’abus sexuels sur de jeunes filles. Elle a recruté et préparé des victimes pour Epstein, facilitant les rencontres et participant activement à l’exploitation sexuelle. La condamnation inclut également une amende et des restitutions financières destinées aux victimes, et elle purge actuellement sa peine dans une prison fédérale américaine.