Cigarette allumée sur la flamme du Soldat inconnu: le coupable condamné à trois mois de prison avec sursis
Cigarette allumée sur la flamme du Soldat inconnu: le coupable condamné à trois mois de prison avec sursis

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi Hamdi Hakim, 47 ans, de nationalité marocaine, à trois mois de prison assortis d’un sursis probatoire de dix-huit mois. Sans domicile fixe, l’homme avait été filmé en train d’allumer sa cigarette à la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe, le lundi 4 août au soir.

La vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre l’individu s’accroupir devant le monument, tendre sa cigarette vers la flamme, puis repartir sans un mot. Le geste, commis sous les yeux de plusieurs personnes venues se recueillir, a suscité de vives réactions.

Une interpellation rapide

Identifié rapidement, l’homme a été arrêté le lendemain, avenue de la Grande-Armée, à proximité du lieu des faits. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Selon les autorités, il était déjà connu des services de police avec vingt-et-une mentions pour outrage, rébellion et injures à caractère raciste.

Le parquet avait requis une peine d’un an d’emprisonnement, dont dix mois ferme, ainsi qu’une interdiction de paraître dans les 8ᵉ, 16ᵉ et 17ᵉ arrondissements de Paris. Le tribunal a finalement opté pour une peine assortie d’une obligation de soins et du versement symbolique d’un euro au Centre des monuments nationaux.

Réactions politiques

Le ministre de l’Intérieur a annoncé le retrait du titre de séjour de l’intéressé, valable jusqu’en octobre prochain. La ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants a dénoncé « un geste d’indécence inacceptable », le qualifiant d’« insulte à nos morts, à notre histoire, à notre Nation ».

Un monument hautement symbolique

Allumer une cigarette à partir de ce feu est juridiquement assimilé à la violation d’un monument édifié à la mémoire des morts, un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La flamme, entretenue sans interruption depuis plus d’un siècle, est ravivée chaque soir par des associations d’anciens combattants. Elle commémore les soldats tombés sur tous les champs de bataille, de la Première Guerre mondiale aux conflits contemporains.

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