Voilà que le volet français de l’affaire Epstein se charge encore. Trois femmes viennent de déposer de nouvelles plaintes visant Daniel Siad, agent de mannequins soupçonné d’avoir servi de recruteur pour Jeffrey Epstein. D’après leur avocate, Me Anne-Claire Le Jeune, ces plaintes ont été adressées à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH). Depuis début février, ce sont désormais cinq femmes qui ont saisi la justice contre Daniel Siad, dont trois pour viol.
Un même scénario, sur trente ans
Ce que racontent les plaignantes, c’est une mécanique qui se répète et qui glace par sa simplicité. Abordées dans la rue, attirées par la promesse d’une carrière de mannequin, elles disent avoir été ensuite mises en relation, via Daniel Siad, avec Jeffrey Epstein et avec d’autres hommes décrits comme « riches, puissants et influents ». Les plaintes portent sur des faits présumés de traite d’êtres humains, l’une visant aussi un viol, pour des faits qui auraient été commis en France entre 1990 et 2020. Certaines plaignantes sont françaises, selon leur conseil, qui ne dévoile pas l’identité de ses clientes.
Dans ce dossier, le temps long est un personnage à part entière. La justice française a ouvert en février deux enquêtes pour éclairer ce qu’on appelle désormais le « volet français » de l’affaire Epstein, mort en détention à New York en août 2019. Me Le Jeune indique que plusieurs femmes disent avoir reconnu des personnes sur des photos et que des vérifications sont en cours pour les identifier. Elle évoque aussi la reconnaissance, par plusieurs plaignantes, d’un homme d’affaires français, sans davantage de détails à ce stade, une piste qui pourrait peser lourd si elle se confirme dans les mois à venir.
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