Trois candidats de "Love is Blind France", présentée par Teddy Rinner, poursuivent Netflix à cause des conditions de tournage. (Netflix)
Trois candidats de « Love is Blind France », présentée par Teddy Rinner, poursuivent Netflix à cause des conditions de tournage. (Netflix)

Trois anciens participants de la version française de Love is Blind, intitulée Pour le meilleur et à l’aveugle et animée par le judoka Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus, ont saisi le conseil des prud’hommes de Nanterre pour dénoncer des conditions de tournage qu’ils jugent abusives. Selon leur avocat, ils évoquent des traitements « inhumains et dégradants » et réclament 200 000 euros chacun à Netflix et à la société de production ITV Studios France.

Les plaignants dénoncent notamment un isolement strict imposé par la production, qui aurait empêché tout contact avec l’extérieur ou les autres participants. Ils affirment que leur liberté de mouvement a été sévèrement limitée pendant la première phase du tournage en Suède, où ils étaient confinés à leur hôtel et accompagnés en permanence par un membre de l’équipe. Selon eux, ces contraintes ont eu des conséquences importantes sur leur santé physique et mentale.

Des contrats et une rémunération contestés

Chacun des trois candidats avait signé plusieurs contrats à durée déterminée, couvrant initialement douze jours puis deux périodes d’une journée. Ils étaient rémunérés 150 euros brut par jour. Dans leur plainte, ils demandent que ces contrats soient requalifiés en contrats à durée indéterminée, ce qui leur permettrait de percevoir des indemnités supplémentaires pour licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse.

Ils reprochent également à la production d’avoir inclus des clauses de cession de droits sur leur image, qu’ils souhaitent faire annuler afin de retirer certaines séquences les concernant de la diffusion.

Des conditions de tournage éprouvantes

Les candidats décrivent des journées longues et fatigantes, avec des réveils précoces et des sessions de tournage qui s’étendaient tard dans la soirée. Selon eux, ces contraintes ont affecté leur bien-être et leur équilibre psychologique. Certains témoignages évoquent même des pressions pour créer des interactions à l’écran qui ne correspondaient pas à leur volonté, ce qu’ils considèrent comme des manipulations destinées à produire un contenu plus spectaculaire pour la télévision.

Malgré ces difficultés, la production assurait un suivi psychologique et limitait légalement le temps de travail des participants, selon les termes des contrats.

Netflix France a indiqué examiner le dossier et rappeler à ses partenaires l’importance de respecter des standards éthiques rigoureux. La société de production, pour sa part, n’a pas encore communiqué publiquement sur cette affaire.

Les audiences de conciliation devant le conseil des prud’hommes sont prévues au début de l’année 2026, et elles devraient permettre de clarifier les droits des participants face aux conditions imposées sur le tournage.

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