Le ministère américain de la Justice a rétabli le droit de l’acteur et réalisateur Mel Gibson à posséder des armes à feu, malgré sa condamnation en 2011 pour violences conjugales.
Pour rappel, en 2011, Mel Gibson avait plaidé “no contest” (n’a pas contesté) à une accusation de délit mineur pour violences domestiques envers son ex-compagne, Oksana Grigorieva, ce qui avait entraîné une probation de trois ans et la perte de son droit à posséder des armes à feu.
Selon The New York Times, la décision de rétablir les droits de Gibson a été approuvée par la procureure générale Pam Bondi, sous l’administration Trump. Cette mesure s’inscrit dans une initiative visant à restaurer les droits aux armes à feu pour certaines personnes ayant des antécédents judiciaires. Mel Gibson figure parmi dix individus bénéficiant de cette restauration .
Une décision qui provoque des tensions
Cette décision a provoqué des tensions internes au sein du Département de la Justice. Elizabeth G. Oyer, avocate chargée des «pardons», a exprimé son opposition à la restauration des droits de Gibson en raison de sa condamnation pour violences domestiques. Elle a été licenciée après avoir refusé de soutenir cette mesure, affirmant que des responsables supérieurs lui avaient fait comprendre que la relation personnelle de Gibson avec le président Trump était une raison suffisante pour approuver la restauration de ses droits.
Des organisations de contrôle des armes, telles que Brady United, ont critiqué cette décision, soulignant que la présence d’une arme à feu dans une situation de violence domestique augmente le risque de féminicide de 400% .
À noter que Mel Gibson avait été nommé ambassadeur spécial à Hollywood par Donald Trump en janvier dernier, ce qui selon certains a probablement favorisé cette décision de justice…