C’est un secret de famille lourd de silence qu’Agustín Galiana révèle enfin. Dans son autobiographie « Un homme debout », le comédien de 47 ans lève le voile sur l’existence de sa grande sœur Maria, décédée peu après sa naissance, un drame soigneusement tus par ses parents pendant des décennies. La confidence, faite sur le plateau du « Buzz TV », dévoile les non-dits qui ont marqué son enfance.
« J’étais un enfant arc-en-ciel », confie l’artiste, utilisant le terme désignant les enfants nés après la perte d’un bébé. Ce n’est que tardivement, par le plus grand des hasards, qu’il a découvert la vérité : « Ma mère a dit ça sans vouloir le dire ». Une conversation anodine qui a fait voler en éclats des années de silence, dans une famille espagnole encore marquée par l’ère Franco où « on n’aimait pas beaucoup parler des choses qui faisaient mal ».
L’hommage posthume à Maria
Aujourd’hui, Agustín Galiana répare cette injustice mémorielle en dédiant son livre à celle qui n’apparaît même pas sur le livret de famille. « Je trouve qu’il faut honorer chaque membre de la famille, il faut leur donner la place parce qu’elle ne l’avait pas », plaide-t-il, ému. Un geste fort pour celle qui n’a jamais eu de sépulture officielle, dont l’existence était comme effacée.
Cette révélation s’ajoute à d’autres confidences sur son parcours semé d’embûches, entre des parents réticents face à sa vocation de danseur dans une Espagne traditionaliste, et son besoin viscéral d’émancipation. En brisant ce tabou, l’artiste offre à Maria la reconnaissance posthume que l’époque et la douleur familiale lui avaient refusée, transformant un secret douloureux en un hommage lumineux.