NEW YORK — WeightWatchers, la célèbre entreprise de perte de poids fondée il y a plus de 60 ans, a annoncé mardi s’être placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis, dans le but de se libérer d’un fardeau de dette de 1,15 milliard de dollars et de poursuivre sa transition vers les services de santé en ligne.
La maison-mère, WW International Inc., affirme avoir obtenu le soutien de près des trois quarts de ses créanciers. Elle prévoit de sortir du processus de faillite dans un délai de 45 jours, voire plus rapidement.
Après des décennies de succès avec son approche fondée sur le suivi alimentaire et le soutien communautaire, WeightWatchers a connu des difficultés croissantes ces dernières années. En 2023, l’entreprise a opéré un virage stratégique majeur en investissant 106 millions de dollars dans l’acquisition de Sequence, un service de téléconsultation désormais appelé WeightWatchers Clinic. Ce dernier permet notamment à ses utilisateurs d’obtenir des prescriptions pour des médicaments amaigrissants tels que l’Ozempic, le Wegovy ou le Trulicity.
Dans son dernier rapport financier publié mardi, la société indique une baisse de 10 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre, ainsi qu’une perte ajustée de 47 cents par action. Toutefois, les revenus liés aux abonnements cliniques, c’est-à-dire aux traitements médicaux pour la perte de poids, ont bondi de 57 % sur un an, atteignant 29,5 millions de dollars.
Depuis février, l’action de WW International évolue en dessous de 1 dollar. Elle a chuté de moitié en cotation post-séance mardi, tombant à 39 cents.
La PDG Tara Comonte, nommée en septembre dernier après la démission de Sima Sistani, a déclaré que « le débat autour du poids évolue vers une vision de la santé à long terme », et que l’entreprise reste déterminée à proposer des solutions « scientifiques, holistiques et fondées sur le soutien communautaire ».
La procédure de faillite a été déposée auprès du tribunal des faillites du district du Delaware.