Rubby Pérez, légende du merengue, meurt sur scène après l’effondrement d’une discothèque
Rubby Pérez

Le chanteur dominicain Rubby Pérez a perdu la vie lundi soir à Saint-Domingue, alors qu’il se produisait devant un millier de spectateurs. Le toit de la discothèque Jet Set s’est effondré en pleine représentation, causant un drame national.

Une disparition tragique pour une icône de la musique caribéenne

C’est un concert qui devait célébrer la musique, mais qui s’est terminé dans l’horreur. Dans la nuit du 7 au 8 avril 2025, la célèbre discothèque Jet Set de Saint-Domingue s’est écroulée en pleine représentation, faisant au moins 98 morts et 150 blessés selon un bilan provisoire relayé par Rolling Stone et l’AFP. Parmi les victimes figure Rubby Pérez, figure emblématique du merengue, retrouvé sous les décombres. Âgé de 69 ans, il chantait au moment de l’accident, selon les déclarations de sa fille à la chaîne CDN.

Né en 1956 à Bajos del Haina, Pérez – de son vrai nom Roberto Antonio Pérez Herrera – avait d’abord rêvé de baseball, avant qu’un accident de la route à l’adolescence ne l’oblige à abandonner le sport. Hospitalisé et immobilisé, il découvre alors la musique, guitare à la main, dans sa chambre d’hôpital. De cette épreuve naît une vocation.

Formé au conservatoire national de Saint-Domingue, il rejoint l’orchestre de Wilfrido Vargas dans les années 1980, où sa voix perçante devient sa signature. Il connaît la célébrité avec le tube Volveré en 1982, avant de lancer sa carrière solo en 1987. Des titres comme Enamorado de ella ou Buscando tus besos atteignent les classements Billboard et assoient sa renommée internationale.

Une voix unique, pleurée par tout un pays

Surnommé « la voix la plus aiguë du merengue », Rubby Pérez était une véritable idole en République dominicaine et dans les communautés latino-américaines. Son manager Enrique Paulino a confirmé sa mort à l’AFP, tandis que son ancien compagnon de scène Wilfrido Vargas lui a rendu hommage : « Le meilleur chanteur que ce genre ait connu. L’ami et l’idole de notre musique vient de nous quitter. »

Le drame de lundi soir a provoqué une onde de choc dans le pays. Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours. La discothèque, emblème de la scène musicale de Saint-Domingue, accueillait régulièrement des figures majeures de la culture dominicaine. La tragédie soulève désormais des questions sur la sécurité des lieux de spectacles et l’entretien des infrastructures vieillissantes.

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