Le duo lyonnais Trinix, révélé par le succès viral de Vaintimbora, dévoile un nouvel album intitulé Origin. Un projet conçu comme une odyssée musicale, entre créations originales et relectures électro de sons du monde entier.
Un album comme une carte sonore du monde
Sorti ce vendredi, Origin marque le grand retour de Trinix, quatre ans après leur précédent album Altitude. Pensé comme un voyage musical, ce nouveau disque explore les cultures sonores à travers des titres affiliés à différentes destinations. « L’idée, c’était de faire un tour du monde sonore, en combinant nos remix et des morceaux originaux », explique Josh Chergui, membre du duo, dans une interview à Franceinfo.
Parmi les collaborations inédites, on retrouve notamment Sofiane Pamart, dont le piano orne le morceau Oro, et Tayc, associé au titre afro-pop Aje, construit sur la mélodie de Turn Me On de Kevin Lyttle. Le projet mêle aussi des remixes comme celui de Mona Ki Ngi Xica de l’artiste angolais Bonga ou encore Soutouro, réinterprété à partir du griot Ablaye Cissoko. Origin conserve l’ADN du duo : des fusions hybrides et une approche ouverte à tous les styles, du bossa nova à l’électro en passant par les sonorités mandingues ou brésiliennes.
Une alchimie unique et un succès porté par les réseaux
La force de Trinix réside dans leur complémentarité. Loïs Serre, 27 ans, issu d’une formation classique en piano, chant et claquettes, et Josh Chergui, 33 ans, formé au hip-hop et à l’électro, ont su fusionner leurs univers pour créer une identité sonore singulière. « On n’a pas de frontières musicales. C’est notre terrain de jeu », résume Loïs, interrogé par Le Figaro.
Ce style sans étiquette trouve un écho massif sur les réseaux sociaux, où le duo cumule plus d’un milliard de streams. C’est notamment sur TikTok et Instagram que Vaintimbora est devenu un phénomène. Pourtant, ce tube n’était pas prévu pour cartonner. « On l’avait dans les tiroirs, on l’a balancé sans stratégie. Et là, la magie d’internet », raconte Josh.
À l’inverse, d’autres titres conçus comme des potentiels hits, comme Narina, ont connu un accueil plus discret. Une preuve, selon eux, que « c’est le public qui décide ». Ils assument aujourd’hui un processus plus instinctif. « C’est depuis qu’on ne se prend plus la tête que ça marche », conclut Loïs.