Le DJ belge Kid Noize a déclenché une vive polémique en dévoilant avoir eu recours à un sosie pour se produire sur plusieurs scènes le même soir. Une annonce qui lui a déjà coûté plusieurs dates estivales, et qui pourrait même avoir des conséquences judiciaires.
Un aveu qui provoque l’indignation
Samedi 21 juin, les fans du célèbre DJ masqué ont commencé à douter : comment avait-il pu jouer presque simultanément dans plusieurs villes de Belgique, alors qu’elles sont distantes de plusieurs heures de route ? Le lundi suivant, Kid Noize, alias Grégory Avau, a fini par lever le voile sur Instagram. « Après 15 ans à incarner Kid Noize, j’ai formé le meilleur successeur qui soit », a-t-il expliqué en confirmant qu’un double officiait désormais à ses côtés. « Il n’y a pas de vrai ou de faux Kid Noize. C’est une équipe », a-t-il précisé.
Mais si l’artiste assume pleinement ce choix – « j’ai créé ma boîte, désormais je suis le directeur artistique », a-t-il déclaré à La Dernière Heure – le public et les organisateurs de festivals n’ont pas tous adhéré. Le Polleur Summer Festival, où le double de Kid Noize s’est produit, déplore avoir été mis devant le fait accompli. « C’est la déconfiture, car le cachet était important », a commenté Hugo Briscot, son organisateur. La commune de Theux, hôte de l’événement, envisage même des poursuites judiciaires, selon Sudinfo. « Il a perdu toute crédibilité à nos yeux », a tranché le bourgmestre Philippe Boury.
Des concerts annulés et une réputation fragilisée
Face à la controverse, plusieurs événements ont d’ores et déjà choisi de se désengager. Le MPA Festival à Dampicourt a annulé sa collaboration avec Kid Noize, expliquant sur ses réseaux sociaux vouloir « éviter toute polémique » lors de sa dernière édition. Même décision du côté du bal du bicentenaire de l’Amicale des Pompiers d’Ath et de Lessines, prévu en septembre.
Alors que l’artiste entend créer « une équipe de Kid Noize » pour continuer à faire vivre son projet tout en prenant du recul, plusieurs autres festivals envisageraient à leur tour une annulation, selon L’Avenir. Pour ses fans comme pour les professionnels, la question reste ouverte : s’agit-il d’un pari artistique audacieux ou d’une supercherie mal acceptée ?