Le royaume d’Arabie saoudite poursuit son ambitieuse stratégie de diversification économique en invitant le secteur privé à investir massivement dans le développement du site patrimonial d’AlUla. Selon Phillip Jones, directeur du tourisme de la Commission royale pour AlUla (RCU), des projets d’une valeur totale de 6 milliards de riyals, soit environ 1,6 milliard de dollars, seront prochainement proposés aux investisseurs.
AlUla, site emblématique du nord-ouest du pays, est reconnu pour ses paysages désertiques spectaculaires et ses vestiges archéologiques classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Longtemps financé quasi exclusivement par le ministère saoudien des Finances, le projet entre désormais dans une nouvelle phase visant à mobiliser des capitaux privés afin d’accélérer son expansion touristique et culturelle.
« Nous cherchons à bâtir un modèle durable où le secteur privé jouera un rôle central dans la création d’infrastructures, d’hôtels, de musées et d’activités culturelles », a déclaré Phillip Jones lors du sommet Reuters NEXT à Abou Dhabi. L’objectif est de transformer AlUla en une destination touristique de premier plan, capable d’attirer un public international tout en respectant la préservation de son patrimoine historique unique.
En 2024, le site a accueilli près de 300 000 visiteurs, un chiffre en constante augmentation depuis l’ouverture progressive d’AlUla au tourisme dans le cadre de la Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. Ce plan vise à réduire la dépendance du royaume au pétrole en stimulant d’autres secteurs clés, dont la culture et le tourisme.
Les autorités saoudiennes espèrent que ces nouveaux partenariats permettront de renforcer les retombées économiques locales, de créer des milliers d’emplois et de positionner AlUla comme un symbole du renouveau économique et culturel du pays. Pour de nombreux observateurs, cette ouverture aux investisseurs privés illustre la volonté du royaume de concilier modernisation économique et valorisation de son riche héritage historique.