Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a lancé ce vendredi une mise en garde directe au Hezbollah : toute attaque du groupe libanais contre Israël, en soutien à l’Iran, entraînerait une réplique d’une ampleur inédite. « S’il y a du terrorisme contre Israël depuis le Liban, il n’y aura plus de Hezbollah », a déclaré le ministre.
« Le secrétaire général du Hezbollah n’a pas retenu la leçon de ses prédécesseurs et menace d’agir contre Israël conformément aux ordres du dictateur iranien », a ajouté Israel Katz, en référence à l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique.
Une réponse cinglante aux propos du Hezbollah
Cette déclaration intervient au lendemain d’un communiqué signé par Naïm Qassem, numéro deux historique du Hezbollah et dirigeant de facto de l’organisation depuis l’absence médiatique prolongée d’Hassan Nasrallah. Dans ce texte, Qassem affirme le soutien total du Hezbollah à l’Iran, déclarant que le mouvement « se tiendra aux côtés de la République islamique face à l’agression israélo-américaine ».
Cependant, aucun engagement militaire explicite n’y figure. Un cadre du Hezbollah a précisé qu’aucune offensive contre Israël n’était imminente. Il s’agit donc davantage d’une déclaration politique que stratégique, bien que jugée provocatrice à Jérusalem.
Un contexte régional explosif
Cette tension survient alors que les hostilités entre Israël et l’Iran sont entrées dans leur deuxième semaine, avec des frappes aériennes israéliennes sur des sites iraniens présumés liés à son programme nucléaire, et une tentative avortée d’attaque par drones iraniens, interceptée par le Dôme de Fer.
Israël craint désormais que le Hezbollah, soutenu militairement, financièrement et idéologiquement par l’Iran, entre dans le conflit de manière active, ouvrant un second front au nord, à la frontière libanaise. Depuis octobre 2024, des échanges de tirs ont eu lieu quasi quotidiennement dans cette zone, avec plus de 200 combattants du Hezbollah tués, selon les autorités israéliennes.
Une dissuasion maximale
Israel Katz, nommé ministre de la Défense après les élections anticipées de janvier 2025, incarne une ligne dure face au Hezbollah. Il avait déjà déclaré en février: « Soit il n’y aura pas de drones, soit il n’y aura plus de Hezbollah. »
Sa stratégie repose sur une dissuasion par des frappes ciblées et des menaces d’anéantissement, combinée à une campagne diplomatique visant à exiger le désarmement du Hezbollah dans le cadre d’un cessez-le-feu total au Liban…