Gaza - 25 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes, faisant vaciller un cessez-le-feu déjà fragile (AP)
Gaza - 25 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes, faisant vaciller un cessez-le-feu déjà fragile (AP)

Au moins 25 Palestiniens ont été tués mercredi dans quatre frappes aériennes israéliennes menées dans des zones de Gaza contrôlées par le Hamas depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile en octobre, ont annoncé les autorités sanitaires locales. Ces nouvelles violences ravivent les tensions alors que les deux camps s’accusent mutuellement de violer la trêve négociée par les États-Unis.

L’armée israélienne a affirmé avoir visé des positions du Hamas sur l’ensemble de la bande de Gaza après que des membres du mouvement palestinien auraient ouvert le feu sur ses soldats. Elle précise qu’aucun militaire israélien n’a été blessé. Le Hamas a aussitôt dénoncé une « escalade dangereuse » et appelé Washington à « exercer une pression immédiate » sur Israël pour faire respecter la trêve.

Un responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a toutefois assuré que le Hamas cherchait à rompre le cessez-le-feu et à se soustraire à son engagement de démilitarisation, qualifiant ces actions de « tactiques désespérées ». Les divergences d’interprétation entre les acteurs impliqués mettent en lumière la fragilité extrême du dispositif de paix.

Les services médicaux palestiniens ont indiqué que dix personnes avaient été tuées dans le quartier de Zeitoun, à Gaza-ville, deux à Shejaia, dans l’est de l’enclave, et d’autres lors de deux frappes distinctes à Khan Younis, dans le sud. Selon les médecins et témoins, toutes les attaques ont eu lieu bien au-delà de la « ligne jaune », la frontière de facto séparant les zones sous contrôle israélien et palestinien. Le bâtiment visé à Zeitoun appartenait aux autorités religieuses musulmanes, tandis qu’un club géré par l’ONU où s’abritaient des familles déplacées a été touché à Khan Younis.

Entré en vigueur le 10 octobre, le cessez-le-feu avait mis fin à deux ans d’affrontements ayant ravagé Gaza. Il avait permis le retrait israélien des zones urbaines et le retour de centaines de milliers de Palestiniens dans les ruines de leurs quartiers, tandis que l’aide humanitaire augmentait progressivement. Mais les violences n’ont pas cessé entièrement : les autorités sanitaires affirment que 305 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes depuis la trêve, dont près de la moitié lors d’une seule journée la semaine dernière, en représailles à une attaque contre des soldats israéliens.

Selon Israël, trois soldats ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et des dizaines de combattants du Hamas ont été ciblés. Alors que ce dernier accuse Israël de saper la trêve, l’État hébreu affirme poursuivre des opérations nécessaires à sa sécurité. Ces nouveaux incidents illustrent l’extrême précarité d’une accalmie déjà sous pression et qui constitue pourtant la première étape du plan en 20 points du président américain Donald Trump pour l’après-guerre à Gaza.

Que retenir rapidement ?

Au moins 25 Palestiniens ont été tués mercredi dans quatre frappes aériennes israéliennes menées dans des zones de Gaza contrôlées par le Hamas depuis l’en

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