La Commission européenne a affirmé dimanche qu’elle n’accepterait aucune augmentation des droits de douane américains au-delà de ce qui a été convenu dans l’accord commercial conclu l’an dernier entre l’Union européenne et les États-Unis. Cette prise de position intervient après que la Cour suprême américaine a invalidé les droits de douane mondiaux imposés par le président Donald Trump, lequel a immédiatement annoncé de nouvelles taxes généralisées.
Après la décision judiciaire rendue vendredi, Donald Trump a annoncé l’instauration de droits de douane temporaires de 10 % sur toutes les importations, avant de relever ce taux à 15 % le lendemain, soit le niveau maximal autorisé par la loi. Cette réaction a ravivé les tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires.
La Commission, qui négocie la politique commerciale au nom des 27 États membres, a demandé à Washington de fournir une « clarté totale » sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre. « La situation actuelle n’est pas propice à des échanges commerciaux et des investissements transatlantiques équitables, équilibrés et mutuellement avantageux », a-t-elle déclaré, en référence à la déclaration conjointe UE–États-Unis d’août 2025 encadrant leur accord commercial. « Un accord est un accord », a insisté l’exécutif européen.
L’accord conclu l’an dernier prévoit notamment un plafond tarifaire clair pour les exportations européennes vers les États-Unis. Bruxelles estime que toute hausse unilatérale au-delà de ce cadre constituerait une violation des engagements pris. Les échanges de biens et de services entre les deux blocs représentent environ 1 700 milliards d’euros par an, selon les données européennes.
La Commission n’a pas détaillé les mesures de rétorsion éventuelles, mais l’Union européenne dispose d’instruments commerciaux lui permettant de restreindre l’accès à son marché ou de cibler certains secteurs en cas de pressions jugées injustifiées. Pour l’heure, Bruxelles privilégie une clarification rapide de la position américaine afin de préserver la stabilité des relations économiques transatlantiques.