Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé lundi les plateformes comme Instagram et TikTok à mettre fin aux mécanismes de « défilement infini », jugés addictifs et nuisibles pour les jeunes utilisateurs. Cette prise de position s’inscrit dans un débat croissant sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et le bien-être des adolescents.
S’exprimant à la BBC, Keir Starmer a dénoncé des fonctionnalités conçues pour capter l’attention de manière excessive, estimant qu’elles incitent les utilisateurs à passer des heures à consommer du contenu sans interruption. « Ces mécanismes sont très problématiques. Ils doivent disparaître », a-t-il déclaré.
Le gouvernement britannique étudie actuellement plusieurs mesures pour encadrer l’usage des réseaux sociaux chez les mineurs, notamment des interdictions partielles, des couvre-feux numériques et des limites de temps d’utilisation. Des consultations sont également en cours pour envisager une interdiction totale d’accès aux plateformes pour les moins de 16 ans.
Ces initiatives visent à évaluer les effets de ces restrictions sur le sommeil, la vie familiale et les performances scolaires des jeunes. Elles répondent aussi aux inquiétudes croissantes des parents, qui demandent une régulation plus stricte face à des algorithmes accusés de favoriser des comportements addictifs.
Le Royaume-Uni s’inspire d’exemples internationaux, notamment de l’Australie, devenue récemment le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. D’autres États, comme la Grèce et l’Indonésie, ont également adopté des mesures similaires.
Ce débat met en lumière la pression croissante exercée sur les géants du numérique pour qu’ils adaptent leurs pratiques, alors que les gouvernements cherchent à mieux protéger les jeunes face aux risques liés à l’usage intensif des plateformes sociales.
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