Le probable futur Premier ministre britannique, Andy Burnham, s’est engagé à renforcer les capacités militaires et l’industrie de la défense du Royaume-Uni, estimant qu’un contexte international de plus en plus instable impose de redonner la priorité à la « puissance dure ».
Burnham, qui devrait succéder à Keir Starmer à la tête du gouvernement le 20 juillet, souhaite que les investissements dans la défense servent également à relancer l’industrie dans les régions les plus fragilisées du pays. Il entend réduire la dépendance du Royaume-Uni aux équipements militaires achetés à l’étranger en favorisant une production nationale.
Dans une tribune publiée par The Times, il affirme qu’il est nécessaire de « reconstruire notre puissance militaire pour une nouvelle ère », jugeant que les équipements actuels ont été conçus pour un contexte stratégique désormais dépassé.
Le dirigeant travailliste estime que plusieurs événements récents démontrent l’urgence de renforcer la défense britannique, notamment la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le conflit en Ukraine ainsi que la cyberattaque ayant visé Jaguar Land Rover l’an dernier, qui aurait coûté près de 2 milliards de livres sterling à l’économie britannique.
Andy Burnham plaide également pour une plus grande transparence dans l’utilisation des dépenses militaires et pour une réduction de la dépendance aux fournisseurs étrangers, qu’il considère comme un enjeu essentiel de sécurité nationale et économique.
Ses positions en matière de politique étrangère restent toutefois peu connues. Avant son retour au Parlement le mois dernier, Burnham a exercé pendant près de dix ans les fonctions de maire du Grand Manchester et n’a jamais occupé de portefeuille ministériel lié à la défense ou aux affaires étrangères.
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