Les tensions s’accentuent en Italie entre le gouvernement de Giorgia Meloni et le pouvoir judiciaire à l’approche d’un référendum sur le système judiciaire prévu en mars. La Première ministre a accusé les tribunaux de compromettre ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine, ravivant un bras de fer institutionnel déjà ancien.
Giorgia Meloni a relancé ses critiques après plusieurs décisions judiciaires jugées favorables aux migrants, estimant que certaines juridictions entravaient l’action de l’exécutif. Ces déclarations ont suscité des réactions au sein de la magistrature, qui défend son indépendance et son rôle de gardienne de la Constitution.
Dans ce climat tendu, le président de la République a appelé au respect mutuel entre les institutions, alors que la campagne référendaire s’intensifie. Le scrutin doit porter sur des réformes du système judiciaire, un thème central du programme de la coalition au pouvoir.
Les sondages indiquent une course serrée, la participation électorale étant considérée comme déterminante pour l’issue du vote. Le débat met en lumière des divergences profondes sur l’équilibre des pouvoirs et la place de la magistrature dans la vie publique italienne.
À quelques semaines du référendum, les prises de position se multiplient et la confrontation verbale entre gouvernement et juges semble appelée à se poursuivre, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes polarisations.