La République démocratique du Congo et le groupe rebelle M23 ont signé samedi à Doha un accord-cadre destiné à ouvrir la voie à un traité de paix visant à mettre fin aux combats dans l’est du pays. La cérémonie, organisée dans la capitale qatarie, marque une étape symbolique importante après des mois de discussions facilitées par le Qatar.
Depuis janvier, le M23 accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda voisin, ce que Kigali nie s’est emparé de Goma avant de réaliser de nouveaux gains territoriaux dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, atteignant une position militaire plus forte que jamais. Les affrontements ont provoqué des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de civils, alimentant la crainte d’une escalade vers un conflit régional majeur.
Les pourparlers ouverts en avril à Doha avaient jusqu’ici surtout porté sur les conditions préalables et les mesures de confiance. En juillet, les deux camps avaient adopté une déclaration de principes, mais de nombreuses questions essentielles à la résolution durable du conflit restaient en suspens. En octobre, ils avaient conclu un accord sur la surveillance d’un éventuel cessez-le-feu, préfigurant une avancée plus structurée.
Ce nouvel accord-cadre vise désormais à formaliser le cadre qui pourrait mener à un véritable traité de paix. S’il ne règle pas immédiatement les causes profondes du conflit, il représente un pas supplémentaire dans les efforts diplomatiques pour stabiliser l’est de la RDC, où les violences se sont intensifiées cette année et continuent de peser lourdement sur la population.