La Russie a averti l’Arménie qu’elle pourrait mettre fin à ses livraisons de carburant à prix réduit si Erevan poursuit son rapprochement avec l’Union européenne, selon des informations rapportées mercredi. Cette mise en garde souligne les tensions croissantes entre les deux alliés historiques, alors que l’Arménie cherche à diversifier ses partenariats diplomatiques et économiques.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement arménien multiplie les signaux d’ouverture envers l’Union européenne, dans un contexte de relations de plus en plus compliquées avec Moscou. Les autorités russes considèrent cette orientation comme une menace pour leur influence dans le Caucase du Sud, région stratégique où la Russie conserve d’importants intérêts politiques et militaires.
Le carburant russe vendu à tarif préférentiel représente un soutien essentiel pour l’économie arménienne, fortement dépendante des importations énergétiques. Une éventuelle suspension de ces avantages pourrait avoir des conséquences importantes sur les prix de l’énergie et sur l’économie du pays.
Les relations entre Erevan et Moscou se sont nettement dégradées après les récents conflits dans le Haut-Karabakh et les critiques formulées par les dirigeants arméniens concernant le rôle de la Russie dans la sécurité régionale. L’Arménie reproche notamment à son allié traditionnel de ne pas avoir suffisamment soutenu le pays face à l’Azerbaïdjan.
Dans le même temps, l’Union européenne a renforcé sa présence diplomatique et politique dans la région, en développant sa coopération avec l’Arménie. Cette évolution alimente les inquiétudes du Kremlin, qui voit dans l’expansion de l’influence européenne un recul progressif de son propre poids dans l’espace post-soviétique.
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