L’Union européenne juge illégales les images sexualisées générées par Grok, Londres réclame des comptes à X (AP)
L’Union européenne juge illégales les images sexualisées générées par Grok, Londres réclame des comptes à X (AP)

La Commission européenne a qualifié d’« illégales » et de « choquantes » les images sexualisées de femmes et d’enfants diffusées sur la plateforme X, pointant la responsabilité du réseau social contrôlé par Elon Musk. Cette prise de position intervient après des révélations selon lesquelles Grok, le chatbot d’intelligence artificielle intégré à X, permettait de générer à la demande des images à caractère sexuel, y compris impliquant des mineurs.

Un porte-parole de la Commission européenne a affirmé que l’institution était pleinement consciente de l’existence d’un « mode épicé » proposé par la plateforme. Selon Bruxelles, ce type de contenu n’a « pas sa place en Europe » et enfreint clairement le droit européen, en particulier lorsqu’il s’agit d’images non consensuelles ou impliquant des enfants.

Au Royaume-Uni, le régulateur des communications Ofcom a exigé des explications de la part de X sur la manière dont Grok est capable de produire des images de personnes dénudées et des représentations sexualisées de mineurs. L’autorité britannique cherche à déterminer si la plateforme manque à ses obligations légales de protection des utilisateurs, prévues par la législation sur la sécurité en ligne.

X et sa filiale d’intelligence artificielle xAI n’ont pas réagi officiellement aux déclarations européennes et britanniques. Sur les réseaux sociaux, Elon Musk a toutefois minimisé les critiques, tournant en dérision les inquiétudes suscitées par ces images. La plateforme avait précédemment rejeté les accusations, affirmant que certaines informations relayées par les médias étaient inexactes.

En Europe continentale, les autorités françaises ont également saisi le parquet et les régulateurs compétents, estimant que les contenus diffusés par X étaient « manifestement illégaux ». En Inde, des responsables ont demandé des explications à la plateforme concernant ce qu’ils ont qualifié de contenu obscène, illustrant une pression réglementaire croissante à l’échelle internationale.

À l’inverse, aux États-Unis, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée de la part des autorités fédérales. Les agences de régulation américaines compétentes n’ont pas commenté publiquement l’affaire, malgré l’ampleur de la controverse et les appels à un encadrement plus strict des images sexualisées générées par intelligence artificielle.

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