Le Royaume-Uni a annoncé mercredi la conclusion d’un accord commercial majeur avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG), d’une valeur estimée à 5 milliards de dollars par an à long terme. Cet accord renforce les liens économiques entre Londres et une région stratégique composée de six États, dans un contexte marqué par de fortes tensions au Moyen-Orient.
L’accord a été conclu avec le Conseil de coopération du Golfe, qui rassemble Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Il intervient dans un climat d’instabilité régionale accru, notamment après des frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février, suivies de représailles iraniennes dans plusieurs pays voisins.
Selon le gouvernement britannique, cet accord représente environ 3,7 milliards de livres sterling (près de 5 milliards de dollars) par an à long terme, soit une révision à la hausse significative par rapport aux estimations initiales. Cette réévaluation s’explique par une libéralisation commerciale plus large que prévu et des engagements renforcés dans le secteur des services.
Le ministre britannique du Commerce, Peter Kyle, a salué un signal de confiance adressé aux exportateurs britanniques. Il a affirmé que, dans un contexte d’instabilité accrue, cet accord offrait une visibilité essentielle aux entreprises pour planifier leurs activités à l’international.
L’un des points clés du texte est la réduction des barrières douanières. Le gouvernement britannique indique que 93 % des droits de douane imposés par le CCG sur les produits britanniques seront supprimés progressivement, avec une majorité des réductions appliquées dès l’entrée en vigueur de l’accord.
Plusieurs secteurs britanniques devraient en bénéficier directement, notamment l’automobile, l’aérospatiale, l’électronique ainsi que l’agroalimentaire. Des produits comme les céréales, le cheddar, le chocolat ou encore le beurre seront désormais exemptés de droits de douane dans les pays du Golfe concernés. Les autorités britanniques assurent par ailleurs que l’accord ne modifie pas les protections environnementales ni les engagements en matière de droits humains.
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