L’ex-première dame sud-coréenne Kim Keon Hee jugée pour corruption dans l’affaire du “sac Dior” @AP
L’ex-première dame sud-coréenne Kim Keon Hee jugée pour corruption dans l’affaire du “sac Dior” @AP

L’ex-première dame de Corée du Sud, Kim Keon Hee, épouse de l’ancien président déchu Yoon Suk Yeol, a comparu mercredi à l’ouverture de son procès pour corruption au tribunal du district central de Séoul. Cette audience marque sa première apparition publique depuis son arrestation en août dernier, dans une affaire qui a éclaboussé des figures politiques et religieuses de premier plan.

Kim, vêtue d’un tailleur noir, est poursuivie pour manipulation boursière, violation des lois sur le financement politique et acceptation de pots-de-vin. Le parquet l’accuse notamment d’avoir demandé à une personnalité influente de réaliser gratuitement des sondages d’opinion et d’avoir reçu des avantages financiers de l’Église de l’Unification, impliquée dans d’autres scandales en Corée et au Japon.

Surnommé « scandale du sac Dior » par les médias, le dossier symbolise l’ampleur des soupçons de corruption entourant l’ex-première dame. Selon l’accusation, elle aurait utilisé son influence pour favoriser des intérêts privés en échange de cadeaux et de financements occultes.

Devant le tribunal, Kim s’est limitée à confirmer ses informations personnelles et a demandé à être jugée par un magistrat plutôt que par un jury, sans répondre aux charges retenues contre elle. Ses avocats ont rejeté l’ensemble des accusations, dénonçant un manque de transparence du parquet quant aux preuves réunies.

Ce procès, qui s’annonce très médiatisé, pourrait peser lourdement sur l’héritage politique de Yoon Suk Yeol, destitué l’an dernier à la suite d’une crise institutionnelle déclenchée par l’instauration temporaire de la loi martiale.

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