Certaines compagnies aériennes commencent à rétablir progressivement leurs liaisons vers le Moyen-Orient, à mesure que les efforts diplomatiques s’intensifient pour stabiliser la région après plusieurs semaines de conflit lié aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Toutefois, la reprise reste incomplète et de nombreuses restrictions continuent de perturber le trafic aérien international.
Plusieurs transporteurs ont annoncé des ajustements de leur programme de vols, avec des réouvertures limitées sur certaines routes jugées plus sûres. Malgré ces signaux d’apaisement, une grande partie des liaisons vers des hubs majeurs comme Tel-Aviv, Dubaï ou encore plusieurs capitales du Golfe reste suspendue ou fortement réduite.
Parmi les compagnies touchées, la grecque Aegean Airlines a prolongé l’annulation de ses vols entre Thessalonique et Tel-Aviv jusqu’au 26 juin, tout en maintenant la suspension de ses dessertes vers Dubaï jusqu’à fin août. Les vols vers Erbil et Bagdad restent également interrompus jusqu’à la fin septembre.
De son côté, la lettone airBaltic a suspendu ses vols vers Tel-Aviv jusqu’au 28 juin et vers Dubaï jusqu’au 24 octobre, tandis qu’Air Canada a annulé ses liaisons vers ces mêmes destinations jusqu’à la fin octobre. Air Europa a également interrompu ses vols vers Israël jusqu’au 28 juin.
Le groupe Air France-KLM maintient également des restrictions importantes. Air France a suspendu ses vols vers Tel-Aviv jusqu’au 23 juin, vers Beyrouth jusqu’au 24 juin et vers Dubaï jusqu’au 30 juin. KLM a, pour sa part, prolongé l’arrêt de plusieurs liaisons vers Riyad, Dammam et Dubaï jusqu’au 9 août.
Les compagnies long-courriers sont aussi affectées. Cathay Pacific a suspendu ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu’à fin août, tandis que Delta Air Lines maintient l’arrêt de sa liaison Atlanta–Tel-Aviv jusqu’en décembre. La compagnie américaine prévoit toutefois de reprendre une route New York–Tel-Aviv en septembre, tout en reportant sine die le lancement d’une nouvelle liaison au départ de Boston.
Cette situation illustre la fragilité persistante du trafic aérien dans une région fortement dépendante des flux internationaux. Malgré les annonces diplomatiques et les tentatives de désescalade, les compagnies restent prudentes et ajustent leurs opérations au jour le jour en fonction de l’évolution sécuritaire.
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